Si Framboise et Fred sont le "binôme de base" au niveau de l'idée de ce site internet, Michel, autre amoureux d'Ikaria (qui n'est pourtant pas une fille facile), en est quelque part l'inspirateur. Ne serait-ce que parce qu'il a établi un rapport privilégié avec l'île longtemps avant ces deux là.
Michel n'est pas français à proprement parler; d'une part, parce qu'il vit en Grèce depuis plus de 20 ans et d'autre part parce qu'il est originaire de Genève. Il est francophone par contre (entre autres, puisqu'il parle aussi l'Allemand, le Grec et l'Anglais). De toute façon, c'est l'occasion de préciser, si besoin était, qu'il n'est nullement question ici d'un quelconque "club des français d'Ikaria", que notre sensibilité et notre sentiment d'appartenance sont autres.
Michel développe très tôt un instinct de bourlingueur et quitte la Suisse peu de temps après l’obtention de son diplôme d'architecte à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich. Après une halte de plusieurs années dans le sud sahara, en algérie, où il construit tout en étudiant l’architecture traditionnelle et l’utilisation de matériaux locaux, sa route et surtout Katerina, sa compagne, le mènent en Grèce. Il s’installe alors à Athènes où il gère en tant qu'architecte indépendant, une agence spécialisée (entre autres) dans le domaine de l’architecture traditionnelle et de la restauration de bâtiments classés.
C’est en 1982 que Michel découvre l’île d’Ikaria et qu’il s’y attache, immédiatement.
Un de ses premiers mandats officiels en Grèce l’avait amené à visiter l’île (à pied, à dos
d'âne, en moto, en barque) et à répertorier une cinquantaine de villages. Il
y a séjourné par la suite plusieurs fois par an, avant d'y acquérir et d'y ‘retaper’ une
ancienne maison cachée entre les arbres, où il aime maintenant recevoir famille
et amis.
L'un des rêves de Michel serait de voir enfin tous les habitants de l’île conscients
et convaincus de l’importance des valeurs (difficilement remplaçables) de leur
environnement, qu’il soit naturel ou créé par eux. Il a la volonté aussi de participer
activement à la sauvegarde de leur patrimoine, d'aider les Ikariens à s’équiper
de lois adaptées pour protéger leurs forêts, à trouver des sources de financement
pour entretenir les milliers de kilomètres de murets en pierre sèche qui garantissent
(c’est le mot) l’existence de la végétation et des cultures, à établir un ‘code
de bonne conduite’quand il s’agit de construire sa maison ou son garage.
Autour de sa propre maison, il a planté des vignes et des arbres
fruitiers. Il y récolte, quand c’est la bonne année, ses olives. Dionysos, dont
Ikaria est dit-on l'île natale et sur laquelle il planta la première vigne du
monde, attend son vin…